L’initiative de l’UNI de proposer aux étudiants un débat de fond sur la loi Pécresse a bien fonctionné.
A la tribune, Jérôme Nolin pour l’UNEF, Anthony Sauvegrain pour la Cé, Romain Soulas pour l’UNI et le doyen de l’UFR Droit-Eco-Gestion, Stéphane Onnée.
Après avoir donné quelques chiffres repères (nombre d’étudiants, taux déchec, budget…etc) les intervenants ont présenté quelques grandes dispositions du texte et leur point de vue sur la loi.
Le jeu des questions-réponses a démarré entre la salle et la tribune. Les inquiétudes des étudiants se concentrent sur l’arrivée de fonds privés pour le financement de certains projets, le risque d’une desintellectualisation de l’université, l’avenir des filières littéraires et la hausse des frais d’inscription. Anthony a insisté d’une part sur le fait que le problème des universités était un problème de moyens, et d’autre part sur la nécessité d’avoir des débouchés à chaque filière. Jérôme a rappellé l’opposition de l’UNEF pour une loi qu’il juge dangeureuse à cause de ce qu’il considère comme un désengagement de l’Etat. Le doyen a insisté sur le fait qu’il y avait une solidarité financière entre composante pour la répartition des financements et qu’il n’était pas question de laisser les pleins pouvoirs aux entreprises. Il s’est dit sensible aux remarques des étudiants de lettres et a indiqué que leurs qualités étaient souvent appréciées du monde économique. Romain a essayé de convaincre que les inquiétudes des étudiants n’étaient pas fondées et que la loi LRU permettait de rendre nos universités plus efficaces (pour l’insertion professionnel, sur la scène internationale) sans dénaturer le service public.
Le débat s’est déroulé dans un climat très serein, ce qui n’a pas empêché d’avoir des échanges francs. On peut regretter qu’il n’y ai pas eu plus de monde (nous étions 200 au plus fort) et que les conditions de vie étudiante n’aient pas été traité. En outre, la presse ne s’est pas déplacée ce qui est dommage car cette réunion donnait une image positive de la démocratie à l’Université.
Merci aux étudiants, professeurs et intervenants présents !
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Ouais ça craint qu’il y ait eu si peu de monde ! Manque d’information ? Désintérêt profond des étudiants de droit pour ce qu’il se passe dans le pays ? En tout cas c’est dommage qu’un si grand amphi soit quasi-vide… On échange avec celui de la fac de lettres ?