
La section d’Orléans de l’UNi condamne les blocages intempestifs des lycées et les intimidations dont elle est la cible.
Hier, le Jeudi 8 janvier 2009, une partie des lycéens ont une fois de plus été manipulés par les syndicats et organisations de gauche. Cette journée de mobilisation juste après les vacances de Noël, ont permis de montrer au grand jour que ces organisations ne cherchent qu’à monter les lycéens contre le gouvernement et à jouer sur la peur de ceux-ci et que la Réforme des Lycées n’était qu’un faux pretexte.
Alors que la Réforme des lycées a été repoussée à une date ultérieure et qu’une vaste consultation a été lancée pour repartir à zéro et lancer un nouveau projet, le Ministre de l’Education Nationale, Xavier DARCOS, montre qu’il veut que la réforme se passe dans un climat serein et dans l’intérêt de tous.
Le blocage des lycées par une poignée de perturbateurs et d’agitateurs, sans aucune assemblée générale ni vote, et la manifestation d’hier n’ont donc plus lieu d’être, les principales revendications ayant été entendues. Mais la volonté des organisations de gauche est bel et bien de continuer la mobilisation à des fins politiques pour lutter contre le gouvernement. D’ailleurs, les lycéens d’Orléans, et plus généralement de France, ne s’y trompent pas et ils montrent leur incompréhension devant la continuité de ce mouvement en ne suivant pas les différentes manifestations.
La section UNi-Orléans dit NON et s’oppose à toute forme de perturbation des lycées. En effet, les blocages sont dangereux pour la sécurité des élèves et il est bon de rappeler qu’ils sont catastrophiques pour la préparation de ceux-ci aux épreuves du baccalauréat qui arrivent très vite.
De plus, l’UNi-Orléans condamne fermement les attaques et intimidations personnelles et déplore que la vie privée de ses militants puisse être utilisée à des fins politiques. L’UNi-Orléans est toujours ouvert à la discussion et au débat mais lorsque des méthodes d’un autre âge sont utilisées, celle-ci se réserve le droit d’étudier d’éventuelles poursuites.
Face à tout cela, l’UNI-Lycée, la branche cadette de l’UNi, a lancé, mercredi 7 janvier, une nouvelle campagne pour afficher son soutien à la réforme des lycées et rappeler la nécessité de cela : – Pour une meilleure orientation, OUI à la réforme du lycée, – Contre l’échec scolaire, OUI à la réforme du lycée.
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Je tenais à signaler que les lycéens ne sont en aucun cas manipulés par les syndicats. Oui, une bonne partie des lycéens militants sont syndiqués. Mais le mouvement est apolitique, comme cela a été répété à plusieurs reprises. Les lycéens n’ont pas peur des syndicats. Nous discuttons avec eux, ils nous soutiennent, mais ne nous poussent pas. C’est pourquoi nous avons des manifestations communes et des manifestations uniquement lycéennes.
Le mouvement d’hier, jeudi 8 janvier, a été peu suivi pour différentes raisons : le froid, tout d’abord, qui a découragé une partie des lycéens. Les transports scolaires qui étaient encore en partie perturbés. Enfin, les soldes, qui ont attiré nombre de lycéens. En effet, constatant le blocus, beaucoup ont préféré en profiter pour aller faire les magasins.
Ce que veut le mouvement lycéen, ce n’est pas un report de la réforme, c’est sa suppression pure et simple. A titre personnel, je suis pour une réforme du lycée, mais pas celle-là.
Concernant la ” dangerosité ” des blocus, je voudrai signaler la tentative de la police à Pothier pour débloquer le lycée. Cet assaut montre les déterminations du gouvernement à user de tous les moyens nécessaires pour éviter des blocus qui nuisent à son image. Nous avons décidé d’apporter chaque jour de mobilisation des appareils photos, seulement au cas où le gouvernement pousse la police avec trop d’ardeur.
Nous avons monté à M. Sarkozy et à M. Darcos qu’il ne suffit pas de dire qu’Orléans ne sera pas bloqué pour que ce soit le cas. Nous souhaitons la suppression de la réforme Darcos, pour qu’une nouvelle réforme, qui, cette fois, ne casse pas l’éducation, mais au contraire l’améliore, soit mise en place. En aucun cas nos demandes ont été satisfaites, puisque M. Darcos ne fait que reporter sa réforme ou reculer partiellement. De plus, nous ne nous battons pas uniquement contre la réforme Darcos. En effet, c’est l’arbre qui cache la forêt. Notre combat concerne, certes, majoritairement la réforme des lycées telle que la propose M. Darcos, mais aussi la réforme de l’Education toute entière, de la maternelle à la Recherche.
Quelques chiffres pour la rentrée 2009. Uniquement pour le second degré, au niveau national, il est prévu 2932 professeurs en moins ( c’est-à-dire – 0,75% ) et 10 406 élèves en moins ( ce qui équivaut à – 0,24% ). Si nous prenons comme base des classes de 35 élèves, pour la diminution de 10 406 élèves, il est possible de supprimer 297 postes, pour continuer à subvenir aux besoins nécessaires à des classes de 35 élèves. Etant donné qu’il est prévu 2932 suppressions, on peut constater aisément que cela correspond à plus de 10 fois plus que ce qui est nécessaire.
C’est entre autres contre ces suppressions abusives et massives, pour faire de l’argent sur l’éducation des jeunes, faire des économies, que nous nous battons. Les syndicats nous soutiennent sur les points suivants :
- mégaphones
- tracts
- salles pour nos réunions
- bavures éventuelles de la police, si jamais il y a
- pressions de l’administration de certains lycées contre des lycéens militants ( convoquation d’un lycéen orléanais avec ses parents par le proviseur de son lycée / menace de renvoi du Conseil d’Administration et du Conseil de Vie Lycéenne pour un autre lycéen orléanais )
En aucun cas les syndicats ne nous poussent. Ce sont nous, les lycéens, qui décidons des dates, des lieux, des parcours et des actions que nous menons. Nous dénonçons également les deux articles de mercredi et jeudi de la République du Centre qui parle d’un appel des Jeunesses Communistes auquel nous aurions répondu. La véritié, c’est que les Jeunesses Communistes ont appelé à la manifestation du jeudi 8 janvier, mais ils ne sont pas les seuls, et en aucun cas nous avons répondu à leur appel spécifiquement. Le mouvement est apolitique, et c’est pourquoi la CALO ( Coordinaction d’Action Lycéenne Orléanaise ) a été créée. Ceci n’est pas un syndicats. Les syndicats ne sont pas présents aux réunions lycéennes. Nous décidons de ce que nous dénonçons. Nous faisons nos propres tracts. Ils sont en effet imprimés par des syndicats, mais c’est un service qu’ils nous rendent. Je doute que les tracts de l’UNI soient imprimés et subventionnés par ses membres.
A titre personnel, cela ne me pose pas de problème de discuter avec des membres de l’UNI. Il suffit de me contacter et je serai heureux d’avoir une discussion constructive.
Avec mes sincères salutations, et en espérant trouver rapidement une solution ( qui se trouve entre les mains de M. Darcos ),
Théo, lycéen à Voltaire
Je trouve dommage que ma réponse n’ait pas été acceptée, peut-être aurait-il pu y avoir un petit débat … Car je suis certain que vous avez des arguments constructifs à m’opposer, et j’aurai été ravi que cela mène à un petit débat.
Tant pis. Bon courage à vous dans votre combat.
Théo, lycéen à Voltaire
Je vais essayer de te répondre dans l’ordre.
Tout d’abord, sache que nous avons aussi une vie à coté, et que parfois, des commentaires nous echappent. Et tu comprends bien que nous validons ton commentaire quand nous aurons le temps de te répondre, car effectivement, le débat est toujours la chose la plus importante.
Quand je parlais des syndicats, je ne parlais pas de la CGT etc, je parle de l’UNL et de la FIDL qui sont des syndicats lycéens, avec l’aide des parents d’élèves FCPE. Et le pire, tu sais pourquoi c’est facile à voir que ce sont ces mouvements qui vous manipulent, simplement parce que la réforme est passée à l’as dans l’immédiat, en laissant le temps d’améliorer selon les conditions de chacun. Et la manif continue maintenant pour lutter contre quoi ? Le retrait total de la réforme des lycées (explique moi à quoi cela sert puisqu’elle va être améliorée) et l’arret des suppressions de postes. C’est marrant, pendant les premières manifs, il n’avait jamais été question de cela. Et là, on cherche encore une légitimité juteuse pour pouvoir continuer le mouvement, alors on utilise cette excuse.
Concernant la faible mobilisation du 8 janvier (et bis repetita pour aujourd’hui), si je comprends bien ce que tu dis, c’est qu’en fait, il faisait trop froid et qu’en plus il y a les soldes, donc les lycéens étaient occupés ailleurs et n’ont pas suivi le mouvement. En gros, t’es en train de me dire que les lycéens sont des moutons qui vont manifester pour passer le temps quand les conditions météorologiques sont bonnes. Donc vous bloquez des lycées pour que certains lycéens passent du bon temps à manifester dans la rue quand il y a du soleil ? Et grosso modo, jeudi 8 novembre, vous avez bloqué des lycées pour que les gens restent chez eux ou aillent faire leurs soldes. Ok, c’est encore plus grave quand c’est toi qui le dit. Quand il y a 1000 manifestants, alors c’est parce qu’il fait beau et qu’ils n’ont rien à faire, et comme leurs lycées sont bloqués, ils vont manifester. C’est ce que l’UNI depuis des mois, les lycéens ne sont pas forcément contre cette réforme, c’est juste que c’est un moyen à la mode pour passer du bon temps et louper des cours, il y a, chez beaucoup de lycéens, aucune motivation ni conviction derrière.
Pour ta méthode de calcul, sache qu’elle est fausse. Parce qu’une classe de 35 élèves n’a pas qu’un seul prof.
Pour répondre à tes autres questions : pour les jeunes communistes, ils sont 15 à tout casser, donc je crois sincerement qu’ils profitent plus de la vague des lycéens pour se refaire une santé que l’inverse.
Tu dis que la CALO est apolitique. Alors une question, la CALO est elle ouverte aux lycéens qui sont encartés à l’UNI dans le respect le plus total de leurs valeurs et convictions ? Et est ce qu’ils seront vraiment écoutés ?
Pour les tracts de l’UNi, si, en fait, ils sont imprimés avec l’argent des cotisations des adhérents puisque nous sommes un mouvement politique à part entière, et que du coup, chaque adhésion, chaque don des adhérents nous permettent la confection d’affiches, de tracts et d’autocollants.
Comme tu peux le voir, je suis entièrement disponible pour discuter avec toi, et il n’est aucunement question de censure, juste de temps qu’il nous manque. En attendant ta réponse,
Cordialement,
Mathieu LANGLOIS
Responsable de l’UNI-Orléans
Ce qui a motivé mon deuxième post était le fait qu’il n’apparaisse ( plus avec la mention ” en attente de modération ” ou quelque chose du genre ). Je pensais qu’il avait été supprimé et refusé. Désolé donc.
Il est évident que nuis souvons au possible les mouvements nationnaux, qui sont lancés par des syndicats. Et nous avons besoin qu’il y ait des appels de ce type pour pouvoir lancer les lycéens. C’est toujours plus facile.
Du moins, nous avons décidé que nous ne suiverions pas celui du jeudi 15 ( je suis parti avant la fin de la réunion, donc à confirmer ). Ce qui prouve que nous gardons une autinomie. A nous de décider de suivre ( en partie ou entièrement ) les mouvements nationnaux. Cela a toujours plus d’impact.
Concernant ” l’amélioration ” de la réforme, nous répondons une chose simple : étant donné que nous voulons sa suppression, nous ne voyions pas pourquoi il y aurait à la travailler. La plupart d’entre nous sont pour la suppression de cette réforme et l’élaboration d’une autre, à la place, et sur d’autres bases. Durant les premières manifestations, il a été question de ça.
Le froid refroidit bien des motivations. A chacun de décider de son degré d’acceptation et sa limite à supporter. Certains ont bravé le froid, d’autres n’en ont pas eu le courage. Certes, on peut y voir un manque de motivation et de convictions, ce qui n’est pas totalement faux, mais tous ceux qui ne sont pas venus ne sont pas venus parce qu’ils n’avaient aucunes conviction. Une partie en avait mais n’a pas souhaité les exprimer, jugeant qu’il faisait trop froid pour elle. C’est dommage et nous le déplorons. Mais ne forçant personne à manifester, nous n’y pouvons rien. A chacun de se prendre en charge. Et nous n’avions pas bloqué pour laisser du temps libre aux élèves. Il y avait une réelle volonté d’action derrière, comme toujours.
Ce qui est ressorti également de la réunion d’aujourd’hui, c’est le manque d’information des lycéens. Les organisateurs sont au courant du contenu de la réforme. Mais peu de lycéens le sont. En fait, ceux qui le sont étaient là jeudi et aujourd’hui.
Même si une classe de 35 élèves n’a pas qu’un prof, il faut des profs pour l’assurer. Personnellement, je suis en Terminale Littéraire et j’ai 7 profs ( Littérature, Philosophie, Théâtre, Anglais, Espagnol, Histoire-Géographie et EPS). Ce qui fait moins de 10, donc trop de profs supprimés. Dans ce cas, cela fait trois fois trop de profs supprimés.
La réalité concernant les deux articles de la République du Centre, c’est que la JC a fait deux communiqués de presse, et pas la CALO. Normalement, nous en ferons prochainement pour éviter ces caffouillages ( qui se trouvent au niveau de la Rep’, car les JC ont bien précisé que ce n’était pas en réponse à LEUR appel que nous manifestions ).
La CALO n’est pas ouverte à l’UNI pour la simple raison que nos idées divergent. Pas parce que c’est un syndicat ou que vous êtes de droite. La CALO peut parfaitement être ouverte à des élèves de droite qui sont d’accord avec le mouvement.
La CALO n’est paslà pour faire débat. La CALO est là pour agir et organiser des mouvements. Il est évident que nous ne ferons pas entrer des personnes qui sont contre, cela créérait des tensions, des débats, et nous n’avancerions pas.
Toutefois, cette après-midi encore, la réunion que nous avons tenue était ouverte. Venait qui voulait ( il fallait avoir manifesté, car nous avons prévenu sur le parvis de la Cathédrale ). Résultat nous étions environ une vingtaine. Alors que la réunion qui a suivi la manifestation du jeudi après les vacances, nous étions plutôt une quinzaine, et pas les mêmes. Tous les avis et toutes les propositions étaient ouverts.
Mais non, nous ne ferons pas entrer de membre de l’UNI dans nos réunions, cela va de soi. Tout comme l’UNI ne ferait pas entrer un lycéen militant, qu’il assiste aux réunions de la CALO ou non, dans leurs réunions de décision. Après, il peut y avoir des réunions de débat qui peuvent être organisées, pourquoi pas. C’est une idée qui peut être proposée. Mais les réunions de décisions ne sont pas ouvertes aux personnes qui n’ont pas le même avis concernant le mouvement en général. Et cela pour tous le monde, pour l’UNI comme pour la CALO.
Je ne répondrai pas concernant vos moyens d’impression et diffusion des tracts, etc, il est vôtre et tout à fait légitime, je n’ai rien à y redire. Je signalerai cependant qu’il n’y a pas de cotisation à donner pour être à la CALO ( d’autant qu’il n’y a pas forcément toujours les mêmes personnes aux réunions ( mais il y en a qui les font toutes quand même, n’allez pas croire que nous sommes complètement désorganisés : les mouvements décidés dans nos réunions sont respectés par la suite ) ), ce qui démontre, d’une autre manière, que ce n’est pas un syndicat.
Je pense qu’on devrait essayer de se parler autrement qu’en répondant sur un site ou en se serrant la main le matin avant une manifestation.
Bon courage à vous pour faire entendre vos idées,
Théo, lycéen à Voltaire.